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vendredi 24 janvier

Claude Barbin

15h30 - 13 janvier 2020
Claude Barbin
« Par nature, le monde consulaire a un devoir de réserve vis-à-vis de la politique », estime Claude Barbin.

Il a fallu trouver un nouveau « business model » mais rien n'a été fait au hasard. Le président de la CCI Puy-de-Dôme Clermont Auvergne Métropole dresse le bilan de l'activité économique 2019 et évoque l'activité et les projets de la chambre départementale au cours des prochains mois.

I. - Quel bilan faites-vous de l'activité économique 2019 dans le Puy-de-Dôme ?

C. B. - C'est une année qui n'a pas été facile, en raison notamment des événements sociaux. La crise des Gilets Jaunes nous a tous brutalisés dans le fonctionnement de nos entreprises. Il faut ajouter à cela la nécessaire mutation que toutes les entreprises doivent faire au niveau du digital. Nous vivons un vrai bouleversement culturel. Et puis terminer l'année sur un conflit structurel de changement (la réforme des retraites NDLR), c'est rude.

I. - Comment avez-vous fait face à la baisse des subsides de l'Etat et par conséquent à celle du budget de la CCI ?

C. B. - Si je suis objectif, l'Etat a décidé de diminuer de 400 millions d'€ les ressources des chambres sur le plan national. Au niveau du territoire, cela correspond a une baisse de 1 M d'€ par an de nos ressources. Cette mandature et les élus de notre chambre avons anticipé ce paramètre. Il a donc fallu trouver un nouveau « business model » mais rien n'a été fait au hasard. J'ai fait en sorte de tenir régulièrement au courant nos collaborateurs et nos élus chaque fois qu'il y avait une évolution de notre environnement.    

I. - Où en êtes-vous de la vente de vos locaux dans le département ?

C. B. - Je rappelle que la vente de nos locaux a été enclenchée quasiment depuis le début de la mandature au regard de la baisse de nos ressources. Thiers a été vendu et nous sommes locataires à titre gratieux de la communauté de communes Thiers Dore et Montagne présidée par Tony Bernard. Les bâtiments d'Ambert sont en vente et nous pourrions avoir trouvé un accord avec la communauté de communes Ambert-Livradois-Forez présidée par Jean-Claude Daurat. En ce qui concerne Issoire, nous sommes déjà locataire. Pour Clermont, avec les sites de Lavoisier, La Pardieu et Franc-Rosiers, nous avons fait un appel à projet extrêmement ouvert qui s'est clôturé le 13 décembre. L'idée est de bâtir un nouveau bâtiment le long de l'avenue de la République plus restreint, fonctionnel et économique, sur une partie seulement de ce terrain. Ce projet s'intègre dans la dynamique de développement de Clermont Auvergne Métropole et l'on devrait poser la première pierre à la fin de l'année 2020. Enfin, à Mozac, nous discutons avec Frédéric Bonnichon et la communauté d'agglomération Riom Limagne et Volcans. Le dossier est ouvert. D'autres partenaires privés ou publics peuvent nous faire des propositions.  

I. - Qu'attendez-vous des élections municipales de mars prochain ? 

C. B. - Par nature, le monde consulaire a un devoir de réserve vis-à-vis de la politique. Cependant, nous avons souhaité interpeller l'ensemble des hommes et des femmes qui se présentent aux élections municipales des 15 et 22 mars prochain pour leur dire ce que le monde économique attendait d'eux sur ce territoire. La première chose, c'est que l'on travaille tous ensemble pour le développement économique du Puy-de-Dôme et de l'Auvergne. La CCI et la Chambre d'agriculture départementale ont d'ailleurs co-signé un message à destination des politiques. Nos deux mondes sont interconnectés et notre mission consiste à créer des passerelles pour aller encore plus vite. Nous allons dévoiler au mois de janvier une trentaine de propositions concrètes. Je suis très heureux d'avoir signé cela avec David Chauve. Le commerce, l'industrie et l'agriculture sont les grandes richesses de notre territoire.      

I. - A l'heure des vœux, que souhaitez-vous pour l'année 2020 ?

C. B. - Pour notre société en général, je souhaite que nous soyons capables de nous adapter au changement et que l'on puisse le maîtriser. Pour notre mission, elle est de continuer à accompagner les entreprises et le territoire, et de relever le défi de la refondation que je dois mener au niveau de la Chambre de commerce et d'industrie, tout en faisant en sorte qu'un maximum de collaborateurs puissent s'intégrer dans ce nouveau « business model ».  

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